La création de THE INTERNATIONAL CROSSROADS PROJECT a été possible grâce à l’action combinée de Pinetop Perkins Foundation, de l’European Blues Union et de France Blues qui ont favorisé la coopération de jeunes musiciens lors du Pinetop Perkins Workshop à Clarksdale, Mississippi, en juin 2022 …
Après nous avoir dévoilé leur premier clip début novembre, ils nous livrent pour la fin de l’année leur propre vision de « I Don’t Know What You’ve Got », un morceau écrit par Don Covay et rendu populaire par Little Richard, dont Don Covay était le chauffeur, en 1966.
THE INTERNATIONAL CROSSROADS PROJECT sera à Memphis à la mi-janvier pour la finalisation et l’enregistrement de ses premières compositions et participera le 27 janvier au Youth Showcase de l’International Blues Challenge. On pourra les retrouver ensuite en Europe cet été pour des concerts et des festivals.
En attendant, n’hésitez pas à vous rendre sur leur chaine Youtube et/ou à leur donner un petit coup de pouce en participant à leur cagnotte en ligne …
Magazine trimestriel du Blues en France, d’un format pratique (16 cm X 24 cm), le magazine comporte 96 pages. Tout en couleur et abondamment illustré de photographies, le magazine vous fait revivre les concerts des artistes en tournée en France, vous replonge périodiquement dans l’histoire et les racines de la musique BLUES, sans oublier bien entendu de vous parler des dernières nouveautés du BLUES.
Au sommaire du N° 107
– Les interviews de Philippe Boyer, Delgres, Christone Kingfish Ingram, Little Odetta, Ivy Ford, Jerome Pietri, Thomas Kahn, Paci Blues Band …
– Les comptes rendus de concerts et de festivals de Blues Roots Festival, Tremplin Blues sur Seine, Nuit du Blues de Sens, Blues en Chenin, Gartempe Blues Festival, Leman Blues Festival, Festival Blues de Cahors, Blues in Haut Anjou, Blues des Deux Rivières
– La saga Fred McDowell
– La deuxième partie du dossier La Marque Imperial
– et les rubriques habituelles : Chroniques CD, DVD, Livres, l’Harmonica de Jean-Marc, la batterie de Been’s, le steel des autres, la Lettre et l’Esprit et Surfin’ Blues
• Orange Jefferson : La musique comme seconde chance
Orange Jefferson fait partie des nombreux artistes de blues afro-américains pétris de talent mais inconnus en Europe. Entre la fréquentation régulière des geôles du Texas et la nécessité de subvenir à ses besoins, la route fut parsemée d’embuches pour arriver à ce que la musique, salvatrice, lui permette enfin de tourner une page sombre de sa vie. Compositeur inspiré, excellent chanteur et harmoniciste, sa prestation fit l’unanimité lors du dernier Eastside Kings Festival d’Austin auquel Eddie Stout l’avait convié. L’occasion pour ABS Magazine de le rencontrer et s’entretenir avec lui sans langue de bois. Par Jean-Luc Vabres et Gilbert Guyonnet
• James Carr : Un artiste assiégé par ses démons
The Dark End of the Street… Composé par Dan Penn et Chips Moman, ce titre donna lieu en 1967 à la publication d’un 45tours par la firme Goldwax à Memphis qui marquera définitivement l’histoire de la Soul music grâce à l’alliance du talent de son interprète, James Carr, un chanteur exceptionnel, et d’une chanson magnifique. Cette histoire d’amour interdit serait presque le reflet du lien de James Carr au succès durant toute sa vie ; un parcours pour le moins cahotique dont les fondements, sans faire de psychanalyse de bas étage, trouvent peut-être leur origine dans son enfance maltraitée. Le destin terrible de cet artiste de génie vous est conté dans ce numéro. Par Gilbert Guyonnet
• Bloodest Saxophone : Tokyo swing !
Je pense que vous l’aurez compris, à ABS nous sommes fans de Crystal Thomas ! Qui ne le serait pas d’ailleurs ? Elle est sans conteste l’une des chanteuses les plus talentueuses de la scène actuelle. De fait, elle tourne beaucoup et est amenée à se produire avec divers musiciens de par le monde. Parmi ceux-ci, le groupe japonnais Bloodest Saxophone lui offre un écrin particulier dans lequel le swing règne en maître ; qu’elle chante ou qu’elle joue du trombone avec ses amis nippons, l’osmose est totale. Ils étaient de nouveau invités du Eastside Kings Festival d’Austin, Texas, en septembre et, pour la première fois, du Lucerne Blues Festival, Suisse, en novembre. Ces musiciens ont la grande classe ! Par Jean-Luc Vabres
• Black Indians de La Nouvelle-Orléans au musée du quai Branly : « Occasion ratée ? Pas sûr… »
Quoi de neuf Docteur ? Déçu ou pas par l’expo sur les Black Indians de La Nouvelle-Orléans au quai Branly, Paris, du 4 octobre 2022 au 15 janvier 2023 ? Un peu, visiblement, du fait de liens manquants et de certaines omissions que Stéphane Colin évoque pour nous dans son intéressant retour sur cet événement. Mais pas complètement non plus si l’on considère que cette expo a au moins le mérite d’exister pour tenter de mettre en lumière costumes et traditions des Black Indians. Une première. Quand en plus la soirée de visite est suivie par un concert des Galactic (retranscrit en totalité en fin d’article grâce au site du musée), alors on en deviendrait presque indulgent. Par Stéphane Colin
• Jack Owens : Figure du Bentonia Blues
La série de quatre articles de notre ami Jean-Pierre Urbain à (re)paraître courant 2022 se termine avec le portrait d’un des noms incontournables du blues de Bentonia : Jack Owens. Ce remarquable portrait avait été publié dans le numéro 15 d’ABS Magazine en septembre 2007. Nous y avons adjoint quelques nouvelles photos, inédites, et une vidéo qui montre – si besoin est – que le Bentonia blues n’était pas que l’affaire de Skip James… Par Jean-Pierre Urbain
• Nombreuses chroniques en fin de magazine : Noël approche et il sera bien difficile de faire un choix dans toutes les parutions, que ce soit en disques ou en bouquins. ABS Magazine essaie, une fois encore, modestement, de vous aiguiller.
C’est entièrement gratuit est disponible sur www.absmag.fr
La ville de Notodden, en collaboration avec « The University of South-Eastern Norway », présente un programme universitaire d’un an à temps plein dédié au Blues. Le programme convient aux chanteurs, aux membres d’un groupe ou aux musiciens solistes. Pendant tout le programme, les étudiants sont encadrés par des professeurs compétents de la Little Steven’s Blues School, participent à des master classes et bénéficient d’un mentorat par des artistes nationaux et internationaux. Le programme de blues de l’Université offre une occasion unique d’explorer l’univers musical et culturel du blues avec d’autres étudiants.
En partenariat avec le Notodden Blues Festival, les étudiants participeront au festival ainsi qu’à des jam sessions et à des concerts tout au long de l’année. La bibliothèque de Notodden possède une grande documentation blues avec un énorme volume de littérature et de disques de blues mais aussi de nombreux objets donnés par des artistes et des particuliers. Dans le superbe Juke Joint Studio, les étudiants feront des enregistrements sur du matériel d’enregistrement légendaire, avec notamment du matériel rapporté du célèbre studio Stax à Memphis.
L’université est désormais ouverte aux étudiants étrangers. L’enseignement y sera dispensé en langue anglaise dès l’automne 2023 !
La Blues Foundation vient d’annoncer la liste des récipiendaires des Keeping The Blues Alive Awards pour 2023. Les huit personnalités et structures récompensées seront mises à l’honneur durant une cérémonie qui se déroulera à Memphis le 27 janvier prochain dans le salon d’honneur de l’hôtel DoubleTree .
Cette nouvelle promotion récompense deux Européens :
Le Belge Franky Bruneel, connu pour son émission de radio Back To The Roots mais aussi pour le fanzine du même nom devenu un véritable magazine au fil des années et enfin pour l’organisation de tournées d’artistes américains en Europe.
Les Suisses du Sierre Blues Festival, événement majeur en région valaisanne qui accueille chaque année des artistes américains mais aussi européens et français grâce à une grande proximité avec l’European Blues Union et France Blues dont le festival est membre de la première heure.
Les six récipiendaires américains sont eu aussi pour la plupart des personnes et des lieux que nous connaissons bien puisque ce sont l’animateur de radio John Guregian, la photographe Marylin Stringer, le journaliste Ron Wynn, le label et booker Little Village Foundation de Jim Pugh, le fameux Blue Front Café de Jimmy « Duck » Holmes à Bentonia et enfin le Tedddy’s Juke Joint situé à la toute fin de la Highway 61 à Zachary, près de Baton Rouge, en Louisiane.
France Blues adresse ses plus sincères félicitations aux nouveaux récipiendaires et leur donne rendez-vous en janvier à Memphis !
Du 4 au 9 juillet 2023, Cognac Blues Passions fêtera les 30 ans du festival sur l’île Madame à Jarnac et au Jardin Public de Cognac !
A cette occasion, l’équipe de Belle Factory a présenté le vendredi 25 novembre le visuel festif et coloré de cette édition anniversaire et a dévoilé les trois premiers noms à l’affiche : -M- qui se produira le vendredi 7 au soir sur la grande scène de Cognac et qui sera le parrain du festival, Michel Jonasz qui assurera l’ouverture du festival à Jarnac le mardi 4 et enfin Buddy Guy dont la tournée d’adieu passera par Cognac le samedi 8 juillet.
D’autres annonces, parmi lesquelles on évoque déjà deux grands noms, sont attendues le jeudi 1er décembre, lors de l’ouverture de la billetterie sur Internet.
Depuis 2013, la Blues Party de l’Isle d’Abeau (38) a su s’imposer comme un événement majeur du paysage culturel en France mais aussi au-delà de nos frontières. Grâce à une programmation de choix, mais aussi des conditions d’organisation exceptionnelles, ce festival est un rendez-vous très attendu par les artistes et le public.
La municipalité a récemment informé l’association Le Blues Café, qui assure toute la partie artistique du festival, de sa volonté de ne plus souhaiter l’organisation de ce festival sur la commune pour des raisons budgétaires.
En signant cet appel, ils appellent l’ensemble des élus de l’Isle d’Abeau à réagir pour sauver la Blues Party d’une mort certaine lors du Conseil Municipal du 12 décembre.
Au terme d’une phase de présélections, un premier jury mixte composé de 12 personnes (programmateurs, médias, etc.) a voté et déterminé la liste des finalistes du 9ème Challenge Blues Français organisé en partenariat avec l’Association Jagoblues qui se déroulera le samedi 8 avril 2023 dans la salle de L’Ecrin à Talant (Dijon Métropole – 21).
On rappelle que deux des six finalistes, Two Roots Duo et Touch Of Groove, avaient déjà été sélectionnés en live lors du Mississippi Blues Trail Challenge à Cahors en juillet dernier et du Tremplin des RDV de L’Erdre à Nantes en aout dernier.
Les finalistes, par ordre alphabétique, sont :
Catégorie Solo/Duo
Mathis Haug & Benoit Nogaret
Two Roots Duo
Catégorie Groupes
Little Big 6ster
Little Mouse & The Hungry Cats
The Supersoul Brothers
Touch Of Groove
Un jury spécialement composé pour la finale désignera les groupes appelés à représenter la France lors des manifestations suivantes :
International Blues Challenge à Memphis – Catégorie Solo/Duo – janvier 2024
International Blues Challenge à Memphis – Catégorie Groupes – janvier 2024
European Blues Challenge à Zaandam (Pays-Bas) – avril 2024
France Blues adresse ses remerciements aux membres du jury et ses félicitations à l’ensemble des candidats qui ont participé à ce premier tour qui s’est déroulé sur écoute de trois titres et visionnage d’une vidéo.
Projection documentaire en présence du réalisateur Thibaud Degraeuwe
« Born to be a bluesman » & « The blues never die with Bobby Rush »
C’est en écoutant un morceau d’Éric Clapton que Thibaud Degraeuwe est tombé dans le Blues. Il en a fait son métier et va à la rencontre de ces hommes et femmes pour lesquels il a un profond respect et de l’affection. Dans “Born to be a bluesman”, il dressera le portrait de Lil’Ed William’s, Sophie Malbec et Neal Black.
Dans “The blues never die with Bobby Rush”, nous suivrons cet artiste dans une de ses tournée française et découvrirons ce que représente l’ouverture de la maison du Blues (à la fois bar associatif, salle de concert & musée). L’occasion de retracer avec lui son parcours et celui de cette musique qu’il incarne si bien.
Le spectacle propose une vibration sensible de ce roman aussi mythique que bouleversant, qui mêle sur scène un comédien, un musicien, et un illustrateur de bande dessinée. En hommage au roman de Richard Wright.
Un grand écran en fond de scène. À gauche, Olivier Gotti aux chants, accompagné de sa guitare « Lap steel ». À droite, Jérôme Imard, le récitant. Et enfin, Benjamin Flao ou Jules Stromboni, dessinateur et performeur, trace de la bande dessinée de cette histoire, au fur et à mesure.
Paru en 1945, Black Boy est le premier roman écrit par un homme noir sur ses conditions de vie. L’auteur y raconte son enfance et son adolescence dans le sud ségrégationniste américain du début du 20ème siècle ; confronté à l’injustice, à la misère, à la violence des rapports entre noirs et blancs, il réussit à sortir du carcan dans lequel on veut l’enfermer grâce à sa découverte de la lecture et de l’écriture…