{"id":7236,"date":"2019-10-30T10:56:12","date_gmt":"2019-10-30T10:56:12","guid":{"rendered":"https:\/\/franceblues.com\/?page_id=7236"},"modified":"2019-10-31T16:40:40","modified_gmt":"2019-10-31T16:40:40","slug":"blues-hall-of-fame-2019-bill-deraime","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/franceblues.com\/?page_id=7236","title":{"rendered":"Blues Hall Of Fame &#8211; 2019 &#8211; BILL DERAIME"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-7246\" src=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billbhof.jpg\" alt=\"billbhof\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billbhof.jpg 250w, https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billbhof-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Bill Deraime. Ce nom n\u2019est pas qu\u2019un nom. C\u2019est une flamme qui br\u00fble depuis longtemps. C\u2019est un homme que les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations ne connaissent pas. Pas encore. C\u2019est un gamin n\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de Senlis, loin des quartiers bourgeois, quand les canons internationaux avaient \u00e0 peine cess\u00e9 leur m\u00e9lodie de massacre. L\u00e0, un jour, il entend Ray Charles. Quand ses amis choisissent probablement le rock&amp;roll pour y croire encore, lui, ce sera le blues. Pour toujours. Pas d\u2019argent dans la famille et donc, le piano, m\u00eame pas la peine d\u2019y penser. Une guitare, offerte par son p\u00e8re, fera l\u2019affaire. Il reprend tr\u00e8s vite le \u201cWhat\u2019d I Say\u201d du genious Brother Ray. C\u2019est d\u00e9sormais en lui, pour lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le temps s\u2019\u00e9coule. Les disques avec. Au compteur, une vingtaine d\u2019albums. Quelques tubes, dont l\u2019incontournable \u201cBabylone Tu D\u00e9connes\u201d en 1981, des centaines de chansons surtout, autant de salles oubli\u00e9es, de clubs anonymes, de MJC de banlieue, d\u2019Olympia \u00e9galement. Bill Deraime a la voix d\u00e9chir\u00e9e, impossible \u00e0 confondre avec celle d\u2019un autre, la guitare sensible et aventuri\u00e8re, il regarde le monde droit dans les yeux et n\u2019a jamais oubli\u00e9 d\u2019o\u00f9 venait cette musique qu\u2019il aime tant, le blues. Des cha\u00eenes, de l\u2019homme \u00e9cras\u00e9, d\u2019au del\u00e0 des nuages de la compromission et de la violence. Le clich\u00e9 de l\u2019artiste maudit serait peut-\u00eatre une facilit\u00e9, un raccourci trompeur. Mais il y a de \u00e7a. Il a tellement donn\u00e9, on lui a tellement emprunt\u00e9 sans jamais lui rendre\u2026 Il a fr\u00e9quent\u00e9 des pointures, c\u00f4toy\u00e9 les grands et puis\u2026 2017.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bill Deraime respire encore. Il re\u00e7oit chez lui, dans le neuvi\u00e8me arrondissement, un jour de pluie de glace et de vent sans drapeau blanc. C\u2019est Florentine, sa femme, qui ouvre la porte. En un simple regard et quelques mots d\u2019accueil d\u2019une douceur rarement crois\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es, elle met \u00e0 l\u2019aise, elle d\u00e9truit les derni\u00e8res r\u00e9sistances. L\u2019appartement est un livre ouvert sur deux existences que l\u2019on devine bien remplies. Des tapis un peu partout, des ouvrages, des tableaux, des couleurs qui se m\u00ealent pour distiller une magie presque palpable. Au fond, dans une pi\u00e8ce plong\u00e9e dans l\u2019obscurit\u00e9, o\u00f9 Bill provoquent ses tripes pour composer ses chansons, dorment ses instruments, y compris ses douze cordes, qu\u2019il aime plus particuli\u00e8rement. Une harmonie se d\u00e9gage de ce d\u00e9cor comme tomb\u00e9 d\u2019un autre si\u00e8cle. On s\u2019y sent bien sans attendre. On devine qu\u2019ici, on a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 vivre les choses plut\u00f4t que de simplement les collectionner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bill arrive, g\u00e9ant paisible, qu\u2019il ne doit pas trop falloir asticoter non plus. Il d\u00e9gage une force proprement d\u00e9mente. Barbe et cheveux blancs, il est \u00e0 la fois Ezra Pound, Romain Gary et le roi Arthur (lui qui avait baptis\u00e9 l\u2019une de ses guitares Escalibur\u2026), un marcheur pour les hommes, un troubadour, celui qui va de ville en ville pour chanter ce que nous sommes sans toujours le savoir. Bill a 70 ans, le temps a fait son \u0153uvre, bien s\u00fbr, mais ses yeux racontent autre chose, peut-\u00eatre la foi, le refus d\u2019abdiquer, l\u2019amour plus que la haine. Bill est chr\u00e9tien. Il n\u2019agite aucun \u00e9tendard. La transcendance ne lui est pas \u00e9trang\u00e8re, en cette \u00e9poque de consum\u00e9risme malade et de sang sur les trottoirs et les mains. Elle se retrouve d\u2019ailleurs fr\u00e9quemment dans sa musique. Bill Deraime n\u2019ignore pas que l\u2019homme peut et doit s\u2019\u00e9lever, malgr\u00e9 la souffrance, l\u2019horreur, la fin. C\u2019est \u00e0 ce prix qu\u2019on peut encore avancer, croire, \u00eatre. Et ses chansons d\u00e9voilent \u00e7a, souvent. Elles incarnent, elles disent, elles d\u00e9chirent le voile du cynisme roi. Elles sont d\u2019une beaut\u00e9 sauvage, pas encore apprivois\u00e9e en tout cas, elles existent par elles-m\u00eames, sans trucages ni mensonges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cNouvel Horizon\u201d, son nouvel album (sur le label Rupture), compos\u00e9 et enregistr\u00e9 entre Paris, la banlieue et la Normandie, sur ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es, comporte 19 titres. Il y a des purs in\u00e9dits, des chansons de lui que l\u2019on connaissait et que l\u2019on red\u00e9couvre avec une \u00e9motion qui doit moins \u00e0 la nostalgie qu\u2019au plaisir non n\u00e9gociable de retrouver un ami que l\u2019on pensait disparu, des duos, beaucoup, certains \u00e9vidents et f\u00e9d\u00e9rateurs, d\u2019autres surprenants et jubilatoires, il y a des hommes qui chutent et se rel\u00e8vent, des morts qui reviennent \u00e0 la vie, des genres qui se croisent pour le meilleur, du reggae, la nouvelle Orleans, une terre qui br\u00fble, de la solitude et de la communion, des larmes et des rires, il y a tout ce qui fait l\u2019humanit\u00e9. Il y a le blues. Le blues encore et toujours, m\u00eame, si, parfois, il se d\u00e9guise pour mieux viser le c\u0153ur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cNouvel Horizon\u201d est aussi le titre de la jolie chanson qui ouvre ce disque insoumis, une chanson qui, il y a longtemps, devait \u00eatre une adaptation du \u201cRedemption Song\u201d de Marley. C\u2019est un titre intimiste avec juste une basse, la fameuse douze cordes de Bill et un percussionniste qui dessine des rythmes d\u2019Orient tr\u00e8s envo\u00fbtants. C\u2019est une danse captivante, c\u2019est Bill qui tend la main, qui n\u2019oublie pas aussi ceux n\u00e9s avec la mauvaise couleur de peau et l\u2019\u00e9tat du monde actuel. Ici, la peur est somm\u00e9e d\u2019aller voir ailleurs, on fixe l\u2019horizon, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019espoir est encore possible. \u201cAssis sur le bord de la route\u201d (Bill Deraime sait-il que gr\u00e2ce \u00e0 sa chanson, des m\u00f4mes de province ont d\u00e9couvert Otis Redding!) a \u00e9t\u00e9 revisit\u00e9e, avec Kad Merad au micro. C\u2019est un blues, \u00e9videmment, un blues qu\u2019aurait aim\u00e9 Big Bill Broonzy, d\u2019une simplicit\u00e9 biblique et c\u2019est peut-\u00eatre pour cela qu\u2019il est aussi irr\u00e9sistible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-7244\" src=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billderaime.jpg\" alt=\"billderaime\" width=\"470\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billderaime.jpg 470w, https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/billderaime-300x177.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 470px) 100vw, 470px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Bill Deraime &#8211; (c) Alain Hiot<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u201cChaque Matin\u201d, c\u2019est un blues de blues (sourire) dit Bill. Chaque matin, c\u2019est le cri, le cri du blues. Un cri qui remonte aux racines et qui manque cruellement \u00e0 notre \u00e9poque. Le cri de la naissance, celui de l\u2019injustice, celui qui fait l\u2019homme, \u00e0 chaque nouvelle aube. Sur \u201cL\u2019Enfer\u201d, il y a Bernard Lavilliers, qui aurait d\u2019ailleurs pu \u00e9crire cette chanson. C\u2019est un titre apocalyptique, dans la tradition du blues: \u201cLe blues, ce n\u2019est pas que \u201cMy baby is gone\u201d (rires). On oublie trop souvent que Bessie Smith par exemple, a \u00e9crit un blues sur les inondations de 1927, \u201cBackwater Blues\u201d. C\u2019\u00e9tait sur l\u2019eau. L\u00e0, c\u2019est sur le feu. Cette chanson est d\u00e9di\u00e9e au collectif Les Morts de la Rue. Flo et moi, on appartient \u00e0 ce collectif qui se charge des enterrements des gens qui meurent dans la rue, pour leur \u00e9viter la fosse commune. Pour qu\u2019ils soient enterr\u00e9s dignement, avec une petite c\u00e9r\u00e9monie. La phrase cl\u00e9, c\u2019est \u201cEt l\u2019homme cr\u00e9a l\u2019enfer\u201d\u2026\u201d pr\u00e9cise Bill. C\u2019est une chanson reptilienne, qui convie \u00e0 un voyage int\u00e9rieur. \u201cUn Dernier Blues\u201d, avec Florent Pagny, une tr\u00e8s vieille chanson de Bill, raconte ces fins de soir\u00e9es, quand la musique refuse de plier bagage. Simple, v\u00e9cue, elle emm\u00e8ne loin celui qui \u00e9coute avec tr\u00e8s peu. \u201cJ\u2019ai Mal\u201d \u00e9voque un certain esprit Stones et, avec une touche d\u2019humour, plonge dans la souffrance d\u2019un homme que l\u2019alcool a failli d\u00e9truire. Sur \u201cDimanche Apr\u00e8s-Midi\u201d, l\u2019harmonica de Jean-Jacques Milteau et la voix de Bill incarnent l\u2019angoisse du mec qui n\u2019a pas d\u2019inspiration. C\u2019est un groove dingue, qui ne fait pas de prisonnier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vient ensuite \u201cBabylone Tu D\u00e9connes\u201d, avec Tryo, qui a beaucoup particip\u00e9 aux arrangements de la chanson: \u201c\u201cBabylone\u201d, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 un tube qu\u2019on n\u2019entend d\u2019ailleurs plus du tout (rires). L\u2019avantage dans tout \u00e7a, c\u2019est qu\u2019on ne m\u2019a pas propos\u00e9 de rejoindre la tourn\u00e9e Stars80 (rires)\u201d d\u00e9veloppe Bill. C\u2019est pourtant un reggae qui n\u2019a rien perdu de sa force et de sa sensualit\u00e9 de combat. \u201cMon Obsession\u201d, pr\u00e9sent sur son album pr\u00e9c\u00e9dent, a \u00e9t\u00e9 mis en bo\u00eete avec un jeune groupe fran\u00e7ais de reggae mystique, les Guetteurs. C\u2019est un reggae qui rappelle que sans amour, nous ne sommes rien, impuissants. On peut penser \u00e0 l\u2019Exodus de Bob. On peut surtout s\u2019avouer que la haine est facile, \u00e0 la port\u00e9e de tous. Et que l\u2019amour, lui, demande du courage. L\u00e0, Bill Deraime confirme que si le monde est devenu ce d\u00e9sert aux \u00e9motions brad\u00e9es, l\u2019artiste reste et doit rester cette oasis, cet endroit, rare, o\u00f9 la possession et l\u2019addiction ne font pas tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans \u201cSeul avec Toi M\u00eame\u201d, Bill est seul avec lui m\u00eame et pourtant, on a l\u2019impression que tous les Booker T and The M.G.\u2019s sont venus faire la f\u00eate avec lui. Imparable! \u201cLaisse Couler\u201d est sur l\u2019abandon. Ou comment accepter de laisser couler pour mieux remonter. \u201cSilence et dors\u201d, chante-t-il. Comme il a raison. \u201cRien d\u2019Nouveau\u201d, en duo avec Yves Jamait, chanteur \u00e0 la gouaille de barricade est un Protest blues, un constat amer mais pas de vaincu. Pete Seeger, Woody Guthrie, Bill Deraime. Il y a des traditions qui ont la vie dure et c\u2019est une tr\u00e8s bonne chose. \u201cRaymond\u201d, c\u2019est Ray Charles, bien s\u00fbr, c\u2019est aussi l\u2019histoire d\u2019un mec qui part sur les routes du blues, l\u00e0-bas, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019Atlantique. C\u2019est une chanson blues funky, au sourire en coin, d\u00e9di\u00e9e \u00e0 son ami Chris Lancry. \u201cPamela\u201d, autre vieille chanson r\u00e9activ\u00e9e, fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 La Nouvelle Orleans, ville qu\u2019adore Bill et o\u00f9 il a d\u00e9j\u00e0 enregistr\u00e9 par le pass\u00e9. Leon Redbone plane sur ces quelques accords berc\u00e9s par un soleil \u00e0 la fois moite et amical. \u201cJe R\u00eave\u201d, avec Joniece Jamison, chanteuse am\u00e9ricaine qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque sur sc\u00e8ne avec Bill avant de rejoindre Eurythmics, c\u2019est le r\u00eave de fraternit\u00e9: \u201cMoi, aujourd\u2019hui, je suis un peu un grand-p\u00e8re (rires). Et c\u2019est quoi la vocation du grand-p\u00e8re? De donner du r\u00eave aux enfants. De leur apprendre qu\u2019il y a plus de bonheur dans la qu\u00eate de la fraternit\u00e9 que dans celle du fric. Je reste tr\u00e8s pessimiste sur la soci\u00e9t\u00e9 mais je garde espoir.\u201d R\u00eaver les yeux ouverts\u2026 Tout est dit. \u201cFaut que je me tire ailleurs\u201d, autre tube de Bill de 1980, est une cavalcade blues impeccable et n\u2019a pas pris la moindre ride. \u201cMoi Sans Toi\u201d est une chanson conjugale, \u00e0 la douze cordes satur\u00e9e, un vibrato et des ch\u0153urs sioux, fant\u00f4mes bienveillants: \u201cC\u2019est la plus bluesy de toutes, tr\u00e8s roots. \u00c7a raconte le couple dans tout ce qu\u2019il a de dur, de difficile. Mais \u00e7a raconte aussi l\u2019esp\u00e9rance\u201d. \u201cPlus la Peine de Frimer\u201d \u00e9tait au d\u00e9part, il y a tr\u00e8s longtemps, \u00e9crite pour V\u00e9ronique Sanson. Elle n\u2019est jamais venue l\u2019enregistrer. Bill s\u2019y est donc coll\u00e9, seul. Les absent(e)s ont toujours tort\u2026 Enfin, \u201cBobo Boogie\u201d, chanson qui donne envie de danser encore et encore, avec Sanseverino, qui a tout fait. Il y joue du banjo, de la guitare, il est venu avec un pote contre-bassiste et un batteur\u2026 \u201cMoi, je n\u2019ai fait que chanter\u201d ajoute Bill.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de le quitter, on demande \u00e0 Bill s\u2019il a des regrets, apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es pass\u00e9es sur les routes et dans sa t\u00eate, \u00e0 honorer le blues et ce qu\u2019il y a de plus fort en nous, sans jamais vraiment s\u00e9duire les masses. Si ce r\u00f4le d\u2019underdog lui convient, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre. Il h\u00e9site. On sent qu\u2019au fond, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019homme ne triche plus, il y a forc\u00e9ment de la tristesse, peut-\u00eatre m\u00eame une certaine rancune, en tout cas un sentiment d\u2019injustice. On a envie de lui dire que son disque est peut-\u00eatre ce qu\u2019attendent les gens aujourd\u2019hui: Quelque chose qui convoque autant l\u2019espoir que la passion. Ce sont un disque et un homme qui ont compris depuis toujours que le blues, ce n\u2019\u00e9tait pas que des larmes am\u00e8res et un pass\u00e9 douloureux mais bel et bien une cl\u00e9 pour l\u2019avenir, un message destin\u00e9 aux c\u0153urs qui battent encore. Une modernit\u00e9 sans cesse r\u00e9activ\u00e9e. Un nouvel horizon, exactement. Bill Deraime est l\u00e0.<\/p>\n<p><strong>Discographie<\/strong><br \/>\n<em>45 Tours<\/em><br \/>\n1977 : Bill et Flo : Louanges \u00e0 notre Dieu<\/p>\n<p><em>Albums studio<\/em><br \/>\n1979 : Bill Deraime (ou Mean old blues)<br \/>\n1980 : Plus la peine de frimer<br \/>\n1981 : Qu&rsquo;est-ce que tu vas faire ?<br \/>\n1982 : Entre deux eaux<br \/>\n1984 : Fauteuil pi\u00e9g\u00e9<br \/>\n1985 : \u00c9nergie positive<br \/>\n1987 : La porte<br \/>\n1989 : Quand y a le tube (ou Toujours du bleu en CD)<br \/>\n1991 : La Louisiane<br \/>\n1994 : Tout recommen\u00e7ait<br \/>\n1999 : Bill Deraime &amp; Mystic Zebra : Avant la paix<br \/>\n2000 : C&rsquo;est le monde (r\u00e9\u00e9d. du pr\u00e9c\u00e9dent avec 1 in\u00e9dit, C\u2019est le monde + Sur le bord de la route r\u00e9enregistr\u00e9)<br \/>\n2004 : Quelque part<br \/>\n2007 : Revisit\u00e9 2007 (avec Mystic Zebra)<br \/>\n2008 : Bouge encore (r\u00e9\u00e9d. du pr\u00e9c\u00e9dent avec 2 autres in\u00e9dits)<br \/>\n2010 : Brailleur de fond (double CD)<br \/>\n2013 : Apr\u00e8s demain<br \/>\n2018 : Nouvel horizon<\/p>\n<p><em>Albums live<\/em><br \/>\n1983 : En concert \u00e0 l\u2019Olympia (double album 33 T)<br \/>\n1993 : Live<br \/>\n2005 : Live au New Morning<\/p>\n<p><em>Compilation<\/em><br \/>\n1990 : Mister Blues (1979-81)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/billderaime.com\/\" target=\"_blank\">http:\/\/billderaime.com\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bill Deraime. 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