{"id":7219,"date":"2019-10-29T06:36:29","date_gmt":"2019-10-29T06:36:29","guid":{"rendered":"https:\/\/franceblues.com\/?page_id=7219"},"modified":"2019-10-29T07:00:18","modified_gmt":"2019-10-29T07:00:18","slug":"blues-hall-of-fame-jj-milteau","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/franceblues.com\/?page_id=7219","title":{"rendered":"Blues Hall Of Fame &#8211; 2019 &#8211; JJ MILTEAU"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-7231\" src=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmilteau.jpg\" alt=\"jjmilteau\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmilteau.jpg 250w, https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmilteau-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/>Avant d\u2019\u00eatre touch\u00e9 par la gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un album de Sonny Terry, Jean-Jacques Milteau le confesse \u00ab\u00a0J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 entendu un peu d\u2019harmonica&#8230;\u00a0\u00bb. On imagine alors que la jeunesse de ce parisien du 13e arrondissement n\u00e9 en 1950 non loin de la Porte d\u2019Italie, ait pu \u00eatre berc\u00e9e par l\u2019engin chromatique d\u2019un Albert Raisner. Ce dernier, pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge d\u2019or de son second trio (1947 &#8211; 1953) et devenu homme de radio et de t\u00e9l\u00e9vision, distillait sur les ondes \u00e0 partir de 1959 des morceaux de bravoure comme \u00ab\u00a0Le Canari\u00a0\u00bb. \u00c0 moins que, sans conna\u00eetre son nom, comme la plupart de ses compatriotes, fut-il abreuv\u00e9, peut-\u00eatre jusqu\u2019\u00e0 l\u2019exc\u00e8s, du ruine-babines de Jean Wetzel, \u00e9nigmatique interpr\u00e8te en 1954 du th\u00e8me \u00e9crit par Jean Wiener pour le film <em>Touchez Pas Au Grisbi<\/em>. Voici bien de quoi sensibiliser voire de fa\u00e7onner une oreille mais de l\u00e0 \u00e0 d\u00e9clencher une vocation il y a un monde&#8230; Et ce monde c\u2019est le Blues\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On suppose un Jean-Jacques Milteau beaucoup plus sensible au <em>You\u2019re No Good<\/em> qui ouvre le r\u00e9volutionnaire premier album de Bob Dylan (mars 1962) en gageant qu\u2019il \u00e9couta en boucle jusqu\u2019\u00e0 l\u2019usure la reprise qu\u2019il propose du fameux <em>Freight Train Blues<\/em>. Il tombera ensuite sous le charme (en octobre 62) du premier single des Beatles <em>Love Me Do<\/em>, composition de Paul McCartney que John Lennon rehausse d\u2019un riff d\u2019harmonica inspir\u00e9 de Delbert McClinton (r\u00e9cent artisan du succ\u00e8s du <em>Hey\u00a0! Baby\u00a0!<\/em> du Texan Bruce Channel [f\u00e9vrier 1962]). Comme la plupart de ses contemporains il ne d\u00e9couvrira que beaucoup plus tard les enregistrements de Cyril Davis ou de Paul Butterfield qui d\u00e8s 1963 se posaient pourtant en v\u00e9ritables ambassadeurs de l\u2019instrument. Mais en f\u00e9vrier 1964 il ne manquera pas le premier single des Rolling Stones <em>Not Fade Away<\/em> que l\u2019harmonica rageur de Brian Jones inonde de toute sa fougue. \u00ab\u00a0J\u2019ai achet\u00e9 un harmonica parce qu\u2019il y avait une certaine vague Folk-Rock \u00e0 l\u2019\u00e9poque avec des types comme Dylan, les Rolling Stones, Donovan, John Mayall&#8230;\u00a0\u00bb John Mayall c\u2019est \u00e0 partir de 66 et avant \u00e7a il y aura eu 1965, Sonny Terry et son \u00e9poustouflant <em>Lost John<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De cet instant date la prise de conscience que cette musique-l\u00e0, ce son-l\u00e0, cette expressivit\u00e9-l\u00e0 <em>can come from nowhere but the blues<\/em>. Ce titre provient d\u2019un enregistrement Folkways de 1954. Le label fond\u00e9 par Moses Asch en 1948, propose conjointement des enregistrements des h\u00e9ros de la sc\u00e8ne folk, Woody Guthrie, Pete Seeger, Dave Von Ronck (tous h\u00e9ros de Dylan)&#8230; et des survivants de l\u2019\u00e2ge d\u2019or du Country Blues, Big Bill Broonzy, Blind Willie Johnson, Brownie McGhee, Jazz Gillum, LeadBelly, Josh White, Big Joe Williams, Reverend Gary Davis&#8230; En dehors des USA le label est diffus\u00e9 par Le Chant du Monde&#8230; ce sera la premi\u00e8re maison de disques de Jean-Jacques Milteau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9tonnamment l\u2019harmonica est ignor\u00e9 par l\u2019ensemble des acteurs de la r\u00e9volution Rock \u2018n\u2019 Roll d\u00e9clench\u00e9e par Elvis Presley (\u00e0 l\u2019exception notable de Bo Diddley s\u2019offrant les services de Billy Boy Arnold qui \u0153uvre de mani\u00e8re aussi incisive que d\u00e9cisive sur, notamment, <em>Bring It To Jerome<\/em>, <em>Diddley Daddy<\/em> ou <em>Pretty Thing<\/em>. Quand un \u00ab\u00a0rocker\u00a0\u00bb veut un \u00ab\u00a0soufflant\u00a0\u00bb, il opte plus volontiers pour le saxophone\u00a0! Ce n\u2019est donc pas le moindre des m\u00e9rites \u00e0 porter au cr\u00e9dit de Dylan et de beaucoup des premiers h\u00e9ros de la Pop anglaise, qui ont tous pour idoles les Presley, Cochran, Berry, Holly et autre Jerry Lee, mais n\u2019omettent pas de nous alerter sur l\u2019existence de ses h\u00e9ros de l\u2019ombre que sont Sonny Boy Williamson (le vrai [n\u00b01 John Lee Curtis mort en 1948] comme le faux [n\u00b02 Rice Miller]), Bill Jazz Gillum, Howlin\u2019 Wolf, Peg Leg Sam, Sonny Terry, Walter Horton, Slim Harpo, Jimmy Reed, Little Walter, Junior Wells, James Cotton&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Brian Jones, Keith Relf, Cyril Davis, Paul Jones, John Mayall en Angleterre, comme Bob Dylan, Don Van Vliet ou Alan Wilson aux USA, mart\u00e8lent tous le m\u00eame message \u00e0 travers leurs enregistrements et le premier album des Rolling Stones est symptomatique de ce que proposait \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque des groupes comme les Pretty Things, les Yardbirds, The Blues Incorporated, Manfred Mann et tant d\u2019autres&#8230; On y \u00e9voque les noms des plus fameux\u00a0: Little Walter <em>I Just Want To Make Love To You<\/em> (titre de Willie Dixon cr\u00e9\u00e9 en compagnie de Muddy Waters en 54)\u00a0; Jimmy Reed <em>Honest I Do<\/em>\u00a0; Billy Boy Arnold <em>Mona \u2013 I Need You Baby<\/em> (de et avec Bo Diddley)\u00a0; James Moore (ex Harmonica Slim) alias Slim Harpo <em>I\u2019m A King Bee<\/em>. Jean-Jacques Milteau per\u00e7oit le message et va s\u2019engouffrer avec passion, gourmandise et d\u00e9lectation dans ce \u00ab\u00a0chemin de Damas\u00a0\u00bb. Bient\u00f4t il saura m\u00eame avant les autres qui sont DeFord Bailey, Jaybird Coleman ou encore Noah Lewis&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-7226\" src=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmbibb.jpg\" alt=\"jjmbibb\" width=\"470\" height=\"470\" srcset=\"https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmbibb.jpg 470w, https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmbibb-150x150.jpg 150w, https:\/\/franceblues.com\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/jjmbibb-300x300.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 470px) 100vw, 470px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Eric Bibb &amp; JJ Milteau &#8211; (c) Patricia de Gorostarzu<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son premier harmonica lui a co\u00fbt\u00e9 la fortune de 8,50F\u00a0! Il n\u2019est pas question de le\u00e7ons ou de cours, l\u2019harmonica comme la guimbarde se pratique toujours en autodidacte. Ses ann\u00e9es d\u2019apprentissage, Jean-Jacques Milteau va les conclure \u00e0 l\u2019automne 1970 par un voyage aux USA. Cette immersion au pays du blues va lui permettre de s\u2019abreuver aux sources de cette musique qui l\u2019obs\u00e8de. Il prendra connaissance de l\u2019existence de ses contemporains devenus les fines lames de la sc\u00e8ne du moment. Charles Musselwhite qui enregistre depuis 67 ou Carey Bell depuis 69. On parle \u00e9galement d\u2019un certain Charlie McCoy \u00e0 Nashville qui \u0153uvre depuis 61 en qualit\u00e9 de sideman sous la houlette de Chet Atkins et qui a enregistr\u00e9 un premier album personnel et prometteur (1967). \u00c0 son retour, en est-il conscient, Milteau est fin pr\u00eat pour entamer une carri\u00e8re professionnelle. Pour l\u2019heure il vit de petits boulots (on parle de cuistot et de &#8230; vendeur de disques\u00a0!). \u00ab\u00a0C\u2019est un pur hasard, je jouais pour le plaisir. Des gens ont eu besoin de ce que je savais faire et je les ai crois\u00e9s\u00a0\u00bb. (<em>Standing at the crossroads bending on his knees\u00a0?<\/em> l\u2019histoire ne le dit pas). Pour l\u2019heure, <em>at the crossroads<\/em>, notre modeste ing\u00e9nu un jour de 1977 croise Eddy Mitchell tout chaud d\u00e9barqu\u00e9 de Nashville (o\u00f9 Charlie McCoy est devenu alors une incontournable vedette). Monsieur Eddy va trouver en Milteau son McCoy et l\u2019aventure durera jusqu\u2019en 1987. \u00ab\u00a0Je jouais avec Eddy Mitchell \u00e0 la fin des ann\u00e9es 70. Il avait fait venir Charlie McCoy au Palais des Congr\u00e8s et on avait jou\u00e9 \u00e0 deux harmonicas. Pour moi qui me consid\u00e9rais comme un d\u00e9butant c\u2019\u00e9tait tout \u00e0 fait exaltant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le destin de Jean-Jacques est scell\u00e9, qu\u2019il l\u2019ait voulu ou non, il est d\u00e9sormais musicien \u00ab\u00a0professionnel\u00a0\u00bb. Et les propositions ne manquent pas, concerts, musiques de pub ou de film, s\u00e9ances d\u2019enregistrements. En France, c\u2019est bien simple, pour tout le monde il est le seul\u00a0! R\u00e9cemment un commentateur nous faisait remarquer qu\u2019il serait plus ais\u00e9 de lister les artistes que Milteau n\u2019a pas accompagn\u00e9s que de tenter de faire l\u2019inventaire de tous les autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1973\u00a0: il publie son premier enregistrement pour Le Chant du Monde\u00a0: le volume consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019Harmonica dans collection Special Instrumental. Le m\u00eame label publiera <em>Blues Harp<\/em> en 1980 et <em>Just Kiddin\u2019<\/em> en 1983. (Le CD <em>Blues Harp<\/em> publi\u00e9 en 1989, rassemble des morceaux choisis parmi ces trois premiers enregistrements). En 1991, l\u2019album <em>Explorer<\/em> traite de tous les domaines du diatonique \u00e0 l\u2019exception du blues. Pour cet album, l\u2019ann\u00e9e suivante, Jean-Jacques Milteau sera consacr\u00e9 lors des Victoires de la Musique. Cette m\u00eame ann\u00e9e 1992 Milteau enregistre un album en compagnie du Grand Blues Band avant d\u2019assurer les premi\u00e8res parties des concerts de Michel Jonasz et d\u2019Eddy Mitchell. Il participe aux collectifs des Enfoir\u00e9s dans le spectacle <em>Regarde les riches<\/em>, donn\u00e9 sur la sc\u00e8ne de l\u2019op\u00e9ra Garnier. L\u2019ann\u00e9e suivante un album <em>Live<\/em> vient t\u00e9moigner de son intense activit\u00e9 sc\u00e9nique. En 1994, dans le cadre des Enfoir\u00e9s il retrouve sur la sc\u00e8ne du Grand Rex, Eddy Mitchell, Paul Personne et Renaud pour le spectacle <em>La route de Memphis<\/em>. En 1995, il prose 15 de ses compositions (parfois co-sign\u00e9es par Jean-Yves D\u2019Angelo ou Manu Galvin) sur l\u2019album <em>Routes<\/em>. Son album de 1996, <em>Merci d\u2019\u00eatre venus<\/em> sera d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment orient\u00e9 chanson avec comme invit\u00e9s un grand nombre de ses anciens patrons\u00a0: Francis Cabrel, Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Florent Pagny, Eddy Mitchell, Richard Bohringer, Michel Jonasz et Claude Nougaro. En 1997 et 1998 en collaboration avec l\u2019association Enfance et Musique il anime, assist\u00e9 par un de ses \u00e9l\u00e8ves, l\u2019harmoniciste Greg Szlapczynski, un atelier pour les enfants malades du Centre de R\u00e9\u00e9ducation de Bullion dans les Yvelines. 1998 voit la parution de <em>Blues Live<\/em> un double album de 22 titres enregistr\u00e9s au Petit Journal Montparnasse au cours d\u2019une soir\u00e9e particuli\u00e8rement chaleureuse. <em>Bastille blues<\/em> para\u00eet en 1999, constitu\u00e9 presque exclusivement de nouvelles compositions personnelles co-sign\u00e9es en partie par le r\u00e9alisateur Michel-Yves Kochmann. Avec ce nouveau programme augment\u00e9 de ses morceaux de bravoure Jean-Jacques Milteau abordera la sc\u00e8ne de L\u2019Olympia. Un nouvel album live (au destin \u00e9ph\u00e9m\u00e8re para\u00eetra en 2000 sous le titre <em>Honky Tonk Blues<\/em>). En 2001, l\u2019album <em>Memphis<\/em> produit par S\u00e9bastien Danchin et r\u00e9alis\u00e9 en compagnie de grands noms du blues am\u00e9ricains comme Mighty Mo Rodgers, Little Milton ou Mighty Sam McClain, lui vaut une nouvelle Victoire de la Musique. L\u2019ann\u00e9e suivante, Jean-Jacques re\u00e7oit le Grand Prix Jazz de la Sacem, qui consacre sa carri\u00e8re et son parcours artistique. En 2003, Milteau se rend \u00e0 New York pour graver la mati\u00e8re de son album <em>Blue 3rd<\/em> en compagnie d\u2019invit\u00e9s de marque tels que Gil Scott-Heron, Terry Callier, N\u2019Dambi et Howard Johnson. En 2006, et en plus petit comit\u00e9, il enregistre <em>Fragile<\/em> un album beaucoup plus intimiste. En 2007, avec l\u2019album <em>Live, Hot n\u2019Blue<\/em> retour \u00e0 une musique plus muscl\u00e9e et plus charnue. En 2008, il grave <em>Soul Conversation<\/em> en compagnie des chanteurs Michael Robinson et Ron Smyth. Aventure qu\u2019il poursuivra en 2011 avec <em>Consideration<\/em>. En 2015 Jean-Jacques et le chanteur de blues Eric Bibb rendent hommage au formidable h\u00e9ritage d\u2019un g\u00e9ant de la musique populaire avec l\u2019album <em>Lead Belly\u2019s Gold<\/em>. Ils collaboreront \u00e0 nouveau sur l\u2019album <em>Migration Blues<\/em>, en compagnie de Michael Jerome Browne. En 2018, Sebastian Danchin lui propose de s\u2019associer au violoncelliste Vincent Segal pour former avec le chanteur canadien Harrison Kennedy le trio <em>CrossBorder Blues<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Jacques Milteau aura parcouru au propre comme au figur\u00e9 bien des itin\u00e9raires g\u00e9ographiques comme musicaux. De la Chine \u00e0 l\u2019Afrique du Sud, de Nashville \u00e0 La Nouvelle-Orl\u00e9ans, de l\u2019Irlande au Mexique, c\u2019est un musicien curieux de tout, avide de toutes les nouvelles rencontres, toujours pr\u00eats pour toutes les exp\u00e9riences musicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et la question que tout le monde se pose\u00a0: quelle responsabilit\u00e9 est la sienne dans la vente annuelle en France de 200000 harmonicas\u00a0?<\/p>\n<div><strong>Discographie<\/strong><\/div>\n<div>CrossBorder Blues \u2013 2018<br \/>\nMigration Blues &#8211; 2016<br \/>\nLead Belly\u2019s Gold &#8211; 2015<br \/>\nBlowin\u2019in the Past &#8211; 2012<br \/>\nConsideration &#8211; 2011<br \/>\nHarmonicas \u2013 11\/19\/2009<br \/>\nSoul Conversation &#8211; 2008<br \/>\nLive, Hot n&rsquo;Blue &#8211; 2007<br \/>\nFragile &#8211; 2006<br \/>\nBlue 3rd &#8211; 2003<br \/>\nMemphis &#8211; 2001<br \/>\nBastille Blues &#8211; 1999<br \/>\nMerci d&rsquo;\u00eatre venus &#8211; 1996<br \/>\nRoutes &#8211; 1994<br \/>\nLive &#8211; 1992<br \/>\nExplorer &#8211; 1991<br \/>\nBlues Harp \u2013 1989<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><strong>Directeur de collection<\/strong><\/div>\n<div>Bon Temps Rouler, Special Alligator &#8211; 2008<br \/>\nBon Temps Rouler, JJM Ideal Playlist &#8211; 2006<br \/>\nInspiration, 22 Rare Harmonica Performances &#8211; 2005<br \/>\nInspiration, 22 Great Harmonica Performances &#8211; 2002<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><strong>Pour les enfants<\/strong><\/div>\n<div>Manque pas d&rsquo;air &#8211; 2000<br \/>\nL\u00e9o decouvre le Blues \u2013 1997<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><strong>DVD<\/strong><br \/>\nWhat\u2019s That Sound &#8211; 2015<br \/>\nJ&rsquo;apprends l&rsquo;harmo avec J.J. Milteau \u2013 2007<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><strong>Livres<\/strong><\/div>\n<div>Memphis Blues (avec S. Danchin &amp; J. de Perlinghi) \u2013 2005<br \/>\nL\u2019Harmonica pour les nuls (avec Winslow Yerxa) 2009<\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><a href=\"http:\/\/www.jjmilteau.net\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.jjmilteau.net\/<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant d\u2019\u00eatre touch\u00e9 par la gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un album de Sonny Terry, Jean-Jacques Milteau le confesse \u00ab\u00a0J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 entendu un peu d\u2019harmonica&#8230;\u00a0\u00bb. On imagine alors que la jeunesse de ce parisien du 13e arrondissement n\u00e9 en 1950 non loin de la Porte d\u2019Italie, ait pu \u00eatre berc\u00e9e par l\u2019engin chromatique d\u2019un Albert Raisner. 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